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À l’heure où les jeunes consommateurs sont à la recherche de produits synonymes de santé, simplicité, fraîcheur et naturalité, les aliments présentant des organismes génétiquement modifiés (OGM) sur leur liste d’ingrédients sont de plus en plus retirés du panier d’épicerie. 

 

Dans une ère de Clean Label, peut-on considérer les OGM ?

Dès leur apparition, il y a de ça près de deux décennies, les OGM ont conquis les agriculteurs de partout afin de faciliter leur travail laborieux. Dans la foulée, ils ont aussi soulevé plusieurs débats, autant pour des questions environnementales que de sécurité alimentaire. Parmi les éléments négatifs soulevés par ces technologies, on retrouve le transfert possible de gènes de résistance aux antibiotiques dans le tractus gastro-intestinal, la toxicité et l’allergénicité des aliments dérivés d’OGM. Cependant, à l’heure actuelle, il n’y a aucune évidence que les aliments issus des cultures génétiquement modifiées sont moins sécuritaires pour l’humain comme pour l’animal que les aliments conventionnels. D’ailleurs, à l’instant où nous devons relever le défi de produire suffisamment de nourriture pour une population croissante vivant dans des conditions variables, nous aurions avantage à les considérer. Les OGM apportent plusieurs avantages intéressants : l’augmentation du rendement des cultures, la réduction des coûts de production, la réduction des besoins en pesticides, l’amélioration de la composition et de la qualité des éléments nutritifs, la résistance à certaines maladies, etc. De plus, certaines cultures peuvent maintenant mûrir plus rapidement et même tolérer davantage les variations de climat.

Malgré tous les bénéfices qu’apporte le génie génétique, pour garantir la sécurité des consommateurs, l’utilisation des OGM doit faire partie d’un processus d’évaluation du risque. En conséquence, le développement de méthodes de détection des quantités et de la qualité de l’ADN génétiquement modifiée est en constante évolution afin de faciliter le travail d’identification des OGM. En ce sens, une récente revue de la littérature a été publiée présentant les avancées technologiques des méthodes de détection des OGM des vingt dernières années. On y dévoile l’intérêt pour les biocapteurs d’ADN qui représentent un intérêt grandissant en raison de leur possibilité d’automatisation et de microfabrication basée sur des systèmes de détection simples et portables. Les plates-formes optiques basées sur des résultats visuels rapides sont également attrayantes au niveau du consommateur. Bien qu’il reste beaucoup de travail à faire dans la technologie des biocapteurs, nous avons intérêt à nous y intéresser davantage étant donné la popularité croissante du Clean Label et de la réglementation en matière de contrôle des aliments. De plus, ils permettent de garantir une transparence de la composition des aliments aux consommateurs de plus en plus exigeants.

 

Ne manquez pas Guylaine Laganière, spécialiste en microbiologie du Groupe EnvironneX qui présentera « Les OGM dans l’industrie du 21e siècle : Transparence et méthodes de détection » le 2 octobre prochain à BÉNÉFIQ 2018.